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L'autoproduction phonographique
: quelques réponses aux questions les plus souvent posées
Le parcours des artistes croise de façon quasi systématique
la question du support phonographique. Outil indispensable
pour démarcher les professionnels du spectacle, du
disque, de l'édition ou de l'information, la réalisation
d'une autoproduction reste néanmoins un exercice difficile
sur plusieurs plans. Il est important, avant de se lancer
dans cette entreprise, que cette démarche s'inscrive
dans un projet global dans lequel les artistes auront défini
leurs objectifs :
• Le support va-t-il servir a démarcher les
lieux, les labels ou est il un simple exercice consistant
à " archiver " les titres joués ?
S'il s'agit d'un support destiné à démarcher
les lieux il sera préférable que l'enregistrement
sonne " live " à l'inverse d'un enregistrement
destiné aux labels. Aujourd'hui, en parallèle
à la " démocratisation " des moyens
technologiques, les labels sont très exigeants sur
la qualité sonore des maquettes et sur la mise en place
du répertoire. L'activité de producteur étant
actuellement difficile les critères sont de plus en
plus draconiens. Outre la qualité du support le groupe
devra convaincre les producteurs de l'existence d'un public
et, souvent, répondre aux impératifs du formatage.
• Le support est il promotionnel ou destiné
à la vente (ou les deux) ?
S'il est promotionnel, le disque ne devra pas contenir plus
de 4 ou 5 titres, en général ceux considérés
comme les plus " accrocheurs ", avec visuel simple
et les contacts bien en évidence sur la pochette comme
sur le disque lui même. S'il est destiné à
la vente la démarche rentre alors dans un cadre commercial
nécessitant le respect de l'environnement légal
inhérent à ce genre d'activité.
• L'autoproduction :
Pour pallier aux difficultés réelles d'introduire
l'industrie du disque en se faisant engager par un label,
les artistes ont souvent recours à l'autoproduction.
Dans ce cadre il est alors obligatoire pour eux (et pour leur
carrière) de respecter le cadre légal de cette
activités. S'agissant d'autoproduction, toute démarche
consistant à vendre un " produit " nécessite
la création d'une structure juridique adaptée.
Souvent le choix de l'association est privilégié.
La structure d'autoproduction devient alors un véritable
label, ce qui implique l'élaboration de contrats, la
mise en place d'un budget, les démarches auprès
de la SDRM et la recherche de partenaires (presseurs, distributeurs,
financeurs
)
Le sujet étant vaste (pour de plus amples informations
reportez vous aux liens et références bibliographiques
ci dessous) il est difficile d'être précis sur
ces questions. Néanmoins certaines questions doivent
retenir votre attention :
Nombre d'exemplaire pressés : 5 000 exemplaires vendus
pour une autoproduction constitue une véritable performance.
Pour un groupe qui doit se constituer un public 500 exemplaires,
au plus 1000, suffisent largement
Distribution : La recherche d'une distribution nationale doit
s'effectuer avant même de rentrer en studio. Le distributeur,
ayant une responsabilité de commercialisation, cherchera
d'abord à savoir si le disque peut se vendre. A vous
de le convaincre par une stratégie de promotion élaborée
en amont de la sortie du disque. Cet aspect est un élément
important du projet global. Un distributeur compétent
étant difficile à trouver le choix de l'autodistribution
est souvent privilégié lorsque le rayonnement
du groupe est local ou départemental.
Financeurs : Le contrat de distribution est un élément
qui peut faciliter l'accession à certains financements
(Adami, Sacem). Pour les financements publics cet élément
peut aussi être déterminant. Quel que soit le
financeur sollicité cet élément le sera
moins que l'assurance de l'élaboration de contrats
en bonne et due forme et du paiement des charges sociales.
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