addm 22 - La musique et la danse en Côtes d'Armor
>  Partenaires >  Lettre info >  Plan du site >  Nous écrire
 
> addm 22 > musique > danse > théâtre > en image    
           
 
Actualité
> Musique
> Danse
> Théâtre
> Juridique
 
 
   
 
> musique > ressources
 
   
     
  Vos interlocuteurs  
Julien Pion, Musiques actuelles  
 
 
     
 

L'autoproduction phonographique : quelques réponses aux questions les plus souvent posées

Le parcours des artistes croise de façon quasi systématique la question du support phonographique. Outil indispensable pour démarcher les professionnels du spectacle, du disque, de l'édition ou de l'information, la réalisation d'une autoproduction reste néanmoins un exercice difficile sur plusieurs plans. Il est important, avant de se lancer dans cette entreprise, que cette démarche s'inscrive dans un projet global dans lequel les artistes auront défini leurs objectifs :

• Le support va-t-il servir a démarcher les lieux, les labels ou est il un simple exercice consistant à " archiver " les titres joués ?
S'il s'agit d'un support destiné à démarcher les lieux il sera préférable que l'enregistrement sonne " live " à l'inverse d'un enregistrement destiné aux labels. Aujourd'hui, en parallèle à la " démocratisation " des moyens technologiques, les labels sont très exigeants sur la qualité sonore des maquettes et sur la mise en place du répertoire. L'activité de producteur étant actuellement difficile les critères sont de plus en plus draconiens. Outre la qualité du support le groupe devra convaincre les producteurs de l'existence d'un public et, souvent, répondre aux impératifs du formatage.

• Le support est il promotionnel ou destiné à la vente (ou les deux) ?
S'il est promotionnel, le disque ne devra pas contenir plus de 4 ou 5 titres, en général ceux considérés comme les plus " accrocheurs ", avec visuel simple et les contacts bien en évidence sur la pochette comme sur le disque lui même. S'il est destiné à la vente la démarche rentre alors dans un cadre commercial nécessitant le respect de l'environnement légal inhérent à ce genre d'activité.

• L'autoproduction :
Pour pallier aux difficultés réelles d'introduire l'industrie du disque en se faisant engager par un label, les artistes ont souvent recours à l'autoproduction. Dans ce cadre il est alors obligatoire pour eux (et pour leur carrière) de respecter le cadre légal de cette activités. S'agissant d'autoproduction, toute démarche consistant à vendre un " produit " nécessite la création d'une structure juridique adaptée. Souvent le choix de l'association est privilégié. La structure d'autoproduction devient alors un véritable label, ce qui implique l'élaboration de contrats, la mise en place d'un budget, les démarches auprès de la SDRM et la recherche de partenaires (presseurs, distributeurs, financeurs…)

Le sujet étant vaste (pour de plus amples informations reportez vous aux liens et références bibliographiques ci dessous) il est difficile d'être précis sur ces questions. Néanmoins certaines questions doivent retenir votre attention :
Nombre d'exemplaire pressés : 5 000 exemplaires vendus pour une autoproduction constitue une véritable performance. Pour un groupe qui doit se constituer un public 500 exemplaires, au plus 1000, suffisent largement
Distribution : La recherche d'une distribution nationale doit s'effectuer avant même de rentrer en studio. Le distributeur, ayant une responsabilité de commercialisation, cherchera d'abord à savoir si le disque peut se vendre. A vous de le convaincre par une stratégie de promotion élaborée en amont de la sortie du disque. Cet aspect est un élément important du projet global. Un distributeur compétent étant difficile à trouver le choix de l'autodistribution est souvent privilégié lorsque le rayonnement du groupe est local ou départemental.
Financeurs : Le contrat de distribution est un élément qui peut faciliter l'accession à certains financements (Adami, Sacem). Pour les financements publics cet élément peut aussi être déterminant. Quel que soit le financeur sollicité cet élément le sera moins que l'assurance de l'élaboration de contrats en bonne et due forme et du paiement des charges sociales.

 
     
     
 
Liens utiles

• Le choix d'une structure de production
> Consulter la fiche IRMA n°11
Les aides au disque
> Consulter la fiche IRMA n°12
Les trois étapes du disque
> Consulter la fiche IRMA n°25

 
 
     
  > addm 22   > musique   > danse   > théâtre    > en image   > partenaires  
> lettre info   > plan du site   > nous écrire
Web design : MBA-Multimedia
> Crédits & mentions légales
     
  addm22 - 2, place Saint Michel - 22000 Saint Brieuc - Tél. : 02 96 68 35 35 - Fax : 02 96 68 66 89